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Que pensez-vous de la lente évolution du statut des homosexuels en France ?

Débat proposé depuis le 07-12-2007, à 09:55 par antares13006

1945: A la libération, le régime gaulliste ne supprime pas les discriminations contrairement à la plupart des dispositions prises sous Vichy et l'ordonnance du 8 février 1945 réprime encore tout "acte impudique ou contre nature" entre personnes de meme sexe et de moins de 21 ans (l'alinéa 1 de l'article 334 devient l'alinéa 3 de l'article 331 du code pénal).
Rentrés des camps, les déportés homosexuels ne sont pas reconnus comme des victimes que ce soit en France ou en Allemagne où l'homosexualité est toujours pénalisée. Ce n'est que dans les années 80 que la déportation homosexuelle commencera à refaire surface et au début des années 2000 qu'elle sera reconnue par l'État français.

1960: Toujours sous De Gaulle, l'amendement du député UDR Paul Mirguet classe l'homosexualité "fléau social" et donne au gouvernement le droit de légiférer par décret pour la combattre.
Le 25 novembre de la meme année, une loi doublant la peine maximum pour outrage public à la pudeur dans le cas de rapports homosexuels (alinéa 2 de l'article 330) est votée.

1968: La France adopte la classification de l'OMS classant l'homosexualité dans les maladies mentales.

1971: Création du Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR).

1974: La majorité légale passe de 21 ans à 18 ans, la majorité sexuelle des homos, calquée sur la majorité légale, suit le meme mouvement. La discrimination entre homos et hétéros (dont la majorité sexuelle reste à 15 ans) perdure.

Février 1978: La plupart des titres de la presse homosexuelle de l'époque sont interdits par le ministère de l'intérieur.

1978: Henri Cavaillet, sénateur radical du Lot-et-Garonne, dépose une proposition de loi visant à supprimer l'alinéa 3 de l'article 331 et l'alinéa 2 de l'article 330. Proposition de loi rejetée par l'assemblée nationale.
Création du "Comité d'urgence Anti-Répression homosexuelle" visant à lutter contre l'article 331 du code pénal.

1980: L'amendement du député Jean Foyer, président de la commission des lois de l'assemblée nationale, visant à maintenir le "délit d'homosexualité" pour les relations de 15 à 18 ans est voté en troisième lecture par la majorité RPR. Deux jeunes homos de 17 ans peuvent ainsi toujours etre inculpés pour "coups et blessures réciproques".

1981: Élection de François Mitterrand à la présidence de la république.

11 juin 1981: Une circulaire provenant du ministère de l'intérieur de Gaston Deferre à la hiérarchie policière interdit le "fichage des homosexuels, les discriminations et à plus forte raison, les suspicions antihomosexuelles". Le ministre met aussi fin au "groupe de controle homosexuel" en charge de ce fichage et dissout la brigade homosexuelle à la brigade de Paris.

12 juin 1981: La France ne reconnait plus la classification de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) faisant de l'homosexualité une maladie mentale.

Avril 1982: L'éveque de Strasbourg, Mgr Elchinger, déclare que les homosexuels sont des "infirmes". Pierre Seel, déporté à l'age de 17 ans pour homosexualité réagit vivement et sort la déportation homosexuelle de l'ombre.

27 juillet 1982: Après de longs débats, l'assemblée nationale adopte une proposition de loi soutenue notamment par Gisele Halimi, rapporteuse, et le député Raymond Forni, et défendue par Robert Badinter (photo), garde des sceaux, abrogeant définitivement les restrictions introduites en 1942 et confirmées en 1945. La majorité sexuelle passe à 15 ans pour tous. Badinter prononcera ces quelques mots lors des débats sur la dépénalisation:
"L'assemblée sait quel type de société, toujours marquée par l'arbitraire, l'intolérance, le fanatisme ou le racisme a constamment fait la chasse à l'homosexualité. Cette discrimination et cette répression sont incompatibles avec les principes d'un grand pays de liberté comme le notre. Il n'est que temps de prendre conscience de tout ce que la France doit aux homosexuels comme à tous ses autres concitoyens dans tant de domaines". "La discrimination, la flétrissure qu'implique à leur égard l'existence d'une infraction particulière d'homosexualité les atteint - nous atteint tous - à travers une loi qui exprime l'idéologie, la pesanteur d'une époque odieuse de notre histoire. Le moment est venu pour l'Assemblée d'en finir avec ces discriminations comme avec toutes les autres qui subsistent encore dans notre société car elles sont indignes de la France".
La loi du 4 aout 1982 adoptée le 27 juillet 1982 supprime la répression légale des gays via une majorité sexuelle identique entre homos et hétéros.

1982: L'assemblée nationale met fin à des dispositions faisant référence aux "moeurs" qui permettaient aux bailleurs d'exclure des locataires homos et qui empechaient ces derniers d'accéder à la fonction publique.

25 juillet 1985: L'assemblée nationale adopte un amendement de Jean-Pierre Michel étendant le champ des lois antiracistes aux discriminations en raison des moeurs.

1991: La majorité de gauche à l'Assemblée Nationale fait barrage à une tentative du Sénat à majorité RPR de recriminaliser l'homosexualité comme sous le régime de Vichy.

1992: Adoption de deux amendements du Contrat d'Union Civile par le parlement dont un sera jugé inconstitutionnel. La Sécu doit désormais reconnaitre la qualité d'ayant-droit "à toute personne à charge affective permanente" d'un assuré social qui en fera la demande quel que soit son sexe.

17 mai 1993: L'OMS supprime l'homosexualité de la liste des maladies mentales, cette date sera choisie plus tard pour la "journée internationale contre l'homophobie".

1993: Publication du livre "Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel".

Septembre 1993: Le petit Robert adapte sa définition du mot amour, jusqu'ici "relations entre un homme et une femme" devient "relations entre deux individus".

6 juillet 1995: A la demande de la ministre de la solidarité entre les générations Colette Codaccioni, la ministre de la santé Elisabeth Hubert censure certaines images mettant en scène des couples homosexuels de la campagne ministérielle contre le SIDA.

13 Septembre: Joel Bateux, maire MDC de Saint-Nazaire annonce que sa commune délivrera des certificats de vie commune aux couples homosexuels.

29 novembre 1995: Jacques Toubon, garde des sceaux, déclaré à l'assemblée nationale: "Il n'est pas question de créer le Contrat d'Union Civile, il est au contraire question de favoriser dans le pays les mariages et les naissances".

9 octobre 1998: Une première mouture du PaCS est proposé à l'assemblée nationale. L'opposition RPR, UDF et DL la combat fermement. La majorité socialiste quant à elle, très frileuse, déserte les bancs de l'assemblée lors du vote. Malgré les efforts d'Elisabeth Guigou (photo), garde des sceaux de l'époque, la motion d'irrecevabilité déposée par le député RPR Bernard Accoyer (actuel président de l'assemblée nationale) l'emporte.

3 Novembre 1998: La majorité socialiste propose un nouveau texte. En deux jours l'opposition dépose 1200 amendements. La bataille anti-PaCS est menée par la députée alors UDF Christine Boutin qui brandira sa bible à l'assemblée nationale et y prononcera une argumentation anti-PaCS de cinq heures. Parmi les autres députés les plus hostiles à la loi on trouve Claude Goasguen, Dominique Dord, Renaud Muselier, Renaud Dutreil, Jacques Myard ou Pierre Lellouche.

31 janvier 1999: Les slogans homophobes sont d'une violence rare lors d'une manifestation anti-PaCS à laquelle participe plusieurs députés RPR et UDF (dont Boutin): "Les homosexuels d'aujourd'hui sont les pédophiles de demain", "Les pédés au bucher!".

13 octobre 1999: Après l'avoir sabordée délibérément dans un premier temps, le PaCS est votée par la majorité socialiste de Lionel Jospin, défendu par Elisabeth Guigou. La loi sera promulguée le 15 novembre de la meme année.

26 avril 2001: L'État évoque pour la première fois la déportation pour l'homosexualité par la voix du Premier Ministre Lionel Jospin.

2004: Cinq ans après la promulgation de la loi, plus de 2000000 PaCS ont été signés.

Janvier et février 2005: Christian Vanneste, député UMP du Nord se distingue par des propos homophobes rapportés par les journaux "La voix du Nord" et "Nord Éclair". Il déclare entre autres que "l'homosexualité est une menace pour la survie de l'humanité [...]" ou encore "Le critique les comportements, je dis qu'ils sont inférieurs moralement [...]".

25 novembre 2005: Pierre Seel décède à l'age de 82 ans.

24 juillet 2006: Vanneste est reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Lille d'injures en raison de l'orientation sexuelle. La peine sera confirmée en appel.
6 juillet 2006: Vanneste dépose une proposition de loi à l'assemblée nationale visant à supprimer l'article de loi qui a servi de support à sa condamnation. 2007: Dans un questionnaire envoyé par l'inter-LGBT aux candidats à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy déclare vouloir créer un Contrat d'Union Civile (CUC) réservé aux homosexuels et annonce la suppression, à terme, du PaCS. Déclaration passée sous silence par les médias. Pourtant, ce projet sarkozyste était critiquable à double titre. D'une part il créait un contrat communautariste alors meme que les associations LGBT avaient tout fait depuis les années 70 pour retirer toute référence aux préférences sexuelles des lois françaises, d'autre part, il supprimait la possibilité pour les hétérosexuels ne souhaitant pas passer par la mairie mais désireux de voir leur couple reconnu de contracter un PaCS. Heureusement, après son élection, sous la pression des associations LGBT, Nicolas Sarkozy semble avoir abandonné le projet de suppression du PaCS. Reste le CUC. Le projet devait normalement voir le jour cet automne. On peut penser qu'étant donné le climat social déjà bien houleux, Sarkozy ne prendra pas le risque de s'avancer sur un sujet qui pourrait provoquer des fractures visibles au sein de sa majorité.
Pour ce qui est de Christian Vanneste, le moins que l'on puisse dire est que sa condamnation n'a pas freiné sa carrière politique. En effet, peu après il est devenu vice-président de son parti le CNI. Aux législatives de juin dernier, il a été réélu député de la dixième circonscription du Nord avec plus de 58% des suffrages. Malgré la promesse de Sarkozy de ne pas l'investir à cette élection, le député du Nord n'a trouvé aucun candidat UMP face à lui et a, de plus, été soutenu par la fédération UMP locale. Comble de l'hypocrisie présidentielle, Nicolas Sarkozy a fait de Tourcoing un des objectifs prioritaires de l'UMP pour les prochaines municipales (si l'UMP prenait cette ville, elle pourrait dans le meme temps faire basculer la communauté urbaine de Lille), Tourcoing où la tete de liste UMP sera ... Christian Vanneste.
Aujourd'hui en France, trois agressions physiques homophobes ont lieu chaque semaine et le taux de suicide chez les jeunes homosexuels est treize fois supérieur à la moyenne nationale. La faute, entre autres et malgré une relative évolution des esprits, à une homophobie ambiante dans notre société, légitimée par les propos de certains personnages publics et relayée par des réseaux de droite et d'extreme droite encore très conservateurs (comme par exemple le RED, syndicat étudiant présent à Paris et à Lille, résurgence du GUD et auteur de l'affiche en illustration utilisée durant la campagne présidentielle).
Au niveau international, l'homosexualité est encore criminalisée dans environ 80 pays. Dans 9 d'entre eux, les homosexuels risquent meme la peine de mort: l'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Afghanistan, la Mauritanie, le Soudan, le Nigeria, le Yémen, le Pakistan et les Émirats Arabes Unis. Il y a quelques mois en Iran, deux jeunes de 16 et 18 ans étaient pendus en place publique pour leur homosexualité supposée...
La France à coté pour un havre de paix, mais ce n'est pas parce qu'on peut trouver pire ailleurs qu'il ne faut vouloir mieux ici...






il semblerait que les francais soient assez rétiscents envers cette sexualité.La plupart des gens expliqueront cette sexualité comme étant une anomalie dans la structure des homosexuels. Nous pouvons remarquer que dans la pluspart des situations de communication entre hommos et hétéro il y a un certain malaise. Non pas de la part des hommo, mais des hétéro! je pense que tout ca remonte bien plus loins que les siècles précédent. Cette orientation sexuel n'était meme pas immaginable au moyen age. les gens se sont tous poussés a croire que la polyamie ne doit pas etre reconnue mais supprimée. 2tant hétérosexuel, je n'éprouve pourtant aucun malaise lors de discussion avec hommosexuels...les francais ne s'y feront jamais...selon moi!
Réponse par Anonyme Le 09/01/2008, à 19:12
ce n'est pas une orientation sexuelle, c'est une perversion sexuelle. Ne pas être capable de réprimer ses penchants pervers ne les rends pas naturels sinon les crimes et abus sexuels ne seraient absolument jamais sanctionnés
Réponse par Anonyme Le 03/04/2008, à 18:23
vive les homo!!!!
Réponse par Anonyme Le 12/05/2008, à 13:06
une pervesion sexuelle laisse moi rire homophobe!!!pfff tu me fé pitier!!sa va changer un jour sa viendra car maintenen les gens commence a etre moin con!!
Réponse par Anonyme Le 12/05/2008, à 13:07
gay forever
Réponse par Anonyme Le 12/05/2008, à 13:08
femme avec femme
homme avec homme


ok?????????????!!!!!!!!!
Réponse par Anonyme Le 12/05/2008, à 13:08






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